Louer une voiture au Maroc se fait le plus souvent auprès d’une agence locale marocaine : c’est là que se trouve l’essentiel de l’offre. Sur les 282 voitures que compte l’offre à Marrakech par exemple, 277 ne demandent pas de carte de crédit, 270 acceptent la caution en espèces, et 186 se louent sans aucune caution du tout. Roulez Maroc réunit ces agences marocaines indépendantes, ville par ville, pour comparer les offres avant de partir. Ce guide reprend l’essentiel à savoir avant un séjour : documents à avoir, fonctionnement de la caution, règles de circulation et meilleure période pour prendre la route.
Quels documents avoir avant de louer une voiture
Un permis de conduire français classique suffit pour une location touristique : il est rédigé en caractères latins, ce qui dispense du permis international. Seul l’original est accepté, au comptoir comme sur la route — une copie, un scan ou une photo sur le téléphone ne sont pas valables en cas de contrôle par la gendarmerie. L’âge minimum dépend du véhicule et figure sur sa fiche : il n’existe pas de seuil unique valable pour toute la flotte, une expérience de conduite d’au moins deux ans est en général demandée en complément. Le détail des documents à présenter selon la nationalité du permis est développé dans le guide permis et documents.
Caution, carte bancaire et prix : ce qui change avec une agence locale
Chez les agences locales marocaines, environ deux tiers des voitures se louent sans aucune caution, et sur celles qui en demandent une, le montant dépend de l’agence et de la catégorie du véhicule : il est indiqué sur la fiche avant la réservation. La caution en espèces, elle, est acceptée par la quasi-totalité des agences dans les grandes villes — à Marrakech, 270 voitures sur 282 l’acceptent, à Casablanca 317 sur 327. Cette souplesse tient à la taille des loueurs : une agence locale suit un parc plus restreint et ajuste les conditions véhicule par véhicule, plutôt que d’appliquer un barème unique à toute une flotte. Le guide caution et assurance détaille le fonctionnement des franchises et du rachat d’assurance.
Ce qu'il faut savoir sur la route
La circulation est à droite, comme en France. En ville, la limite est de 60 km/h (40 km/h dans certains centres signalés), elle passe à 100 km/h hors agglomération et 120 km/h sur autoroute, sauf signalisation contraire. L’alcool au volant est interdit, et le contrôle radar se développe sur les grands axes, sans marge de négociation sur place. Le réseau autoroutier, géré par la société publique ADM, est payant : compter environ 25 dirhams entre Casablanca et Rabat, ou environ 85 dirhams jusqu’à Marrakech — le détail des tarifs est dans le guide péages et autoroutes. Côté carburant, le gasoil se situe autour de 13,30 dirhams le litre et l’essence autour de 14,25 dirhams, des tarifs révisés deux fois par mois : le guide carburant et stations en détaille l’actualité. Les règles de circulation et les montants d’amende sont développés dans le guide conduire au Maroc.
Quand partir et où récupérer sa voiture
Avril-mai et septembre-novembre restent les fenêtres les plus confortables pour un road trip, entre chaleur estivale à l’intérieur du pays et fraîcheur hivernale en montagne. La haute saison touristique (avril, mai, octobre) fait grimper les prix de l’hébergement de 20 à 40 %, tandis que novembre, janvier et février restent plus calmes et moins chers. Pour la voiture, l’essentiel de l’offre se concentre à Marrakech, Agadir, Casablanca, Tanger, Rabat, Oujda, Fès et Essaouira, avec récupération possible en ville ou directement à l’aéroport selon l’agence. Le guide sur les meilleures périodes détaille le climat ville par ville et l’effet du Ramadan sur un séjour.